21 février 2009

Réforme sarkozyste du congé parental : c’est non !

Bruno Gollnisch.09.jpgBEBE67.jpgUne pétition « Tous unis contre la réforme du congé parental » est consultable depuis quelques jours sur le site mesopinions.com.

« Une réforme inutile sous un prétexte fallacieux » qui a été annoncée vendredi par le chef de l’Etat, lequel confond à l’évidence la situation des mères de familles françaises avec le cas très particulier du Ministre Rachida Dati… Nicolas Sarkozy, qui a chargé le député Yves Bur d’une « mission de réflexion » sur le sujet, s’est prononcé ainsi pour « un congé parental plus court ». Le texte de la pétition relève les mensonges du discours sarkozyste. « Le chef de l’Etat cite les 30% de femmes ayant dû prendre un congé parental par manque de possibilité de garde pour leurs enfants. Ainsi le problème à résoudre est bien celui des modes de gardes ! Le congé parental n’est en aucun cas un paramètre du souci, puisqu’en obligeant les femmes à retravailler plus tôt, un plus grand nombre d’enfants auront besoin de place... Et qu’en est-il des 70 % ayant fait ce choix en toute conscience et de façon épanouissante ? Il parle d’une hypocrisie concernant le « choix » du congé parental...

 Et celle de dire qu’il faut le raccourcir pour tous les parents sous ce prétexte, n’en est-ce pas une ? (…) ». Sarkozy « énonce ensuite une trop grande difficulté de retour à l’emploi pour les femmes, raison pour laquelle un congé parental d’un an serait mis en place… Mais celui-ci existe déjà, le COLCA pour les parents de 3 enfants et plus, de plus le congé parental offre déjà actuellement un éventail de possibilités pour les familles de 2 enfants ! (…). Il parle d’une meilleure rémunération égale à un pourcentage du salaire… Or, pour les personnes vacataires ou contractuelles, au SMIC… cela serait définitivement une impossibilité puisque l’allocation serait sans doute encore moins importante que les 552,11 euros versés actuellement !

Le congé parental est déjà un choix que ce soit dans sa durée ou dans ses modalités de fonctionnement, le problème majeur est donc de créer des modes de garde supplémentaires pour les parents ayant dû faire ce choix par manque de possibilités de garde… pour cela le gouvernement décide d’ailleurs de cracher allègrement sur une promesse électorale, le droit opposable au mode de garde, qui permettait aux parents n’ayant pas trouvé de mode de garde d’obtenir une indemnisation de l’état... Raccourcir le congé parental ne fera qu’accentuer la crise de ce côté et de refuser à 70 % des parents de choisir d’élever leurs enfants durant 3 ans ! » relève encore le texte accompagnant cette pétition.

Vendredi, Nicolas Sarkozy a en outre affirmé que « les 30 milliards de cotisations patronales famille peuvent être pénalisantes pour la croissance et l'emploi ». Le président de la Cnaf (Caisse des allocations familiales) Jean-Louis Deroussen a noté que cette « remise en cause des fondamentaux de la politique familiale » met en danger « la principale source de financement de la branche famille ». Avec les incidences que l’on imagine sur la démographie française, déjà fortement pénalisé par l’absence de réelle politique familiale. Car, et c’est là aussi une donnée du problème, nos gouvernants préfèrent encourager l’immigration de peuplement pour compenser les berceaux vides, immigration à laquelle on doit d’ores et déjà le relatif équilibre des naissances en France…

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