26 mars 2009
Campagne des européennes FN
Gollnisch chez Mercedes-Benz
Bruno Gollnisch, tête de liste FN pour le Grand Est était en campagne mardi soir à Molsheimen Alsace, devant les portes de Mercedes-Benz. « Il est retenu au Parlement par un délégation ukrainienne, il va arriver», temporisent Christian Cotelle et Xavier Codderens, conseillers régionaux FN 67. Devant les portes de Mercedes, la quinzaine de militants du Front se gèle un peu. Il est 20h40, le thermomètre est passé dans les négatifs. «A quelle heure ils sortent » ? « Ils sortent à 21h13 »,lance une salariée qui vient de quitter son boulot. On regarde les montres. Bon, dix minutes.Coup de fil. « il arrive».
Camping-car de campagne.Bruno Gollnisch descend, suivid’une équipe de Canal plus en reportage. Le discours est précis, bien rodé. « Nous allons à la rencontre des ouvriers et des cadres des sites industriels pour parler des conséquences de la crise (...) même si cette entreprise-là n’est pas la plus en péril. Mais enfin, il y a tout de même un certain nombre de menaces qui pèsent sur l’emploi et qui sont la conséquence du mondialisme».
Le leader du FN fustige l’ouverture du « marché européen au reste du monde », les fonds de pensions soumis à une « rentabilité immédiate quitte à supprimer des emplois » le « découplage entre la finance et l’industrie ».Des remèdes? «Nous ne préconisons pas l’isolement total de la France mais que le commerce international se fasse sur des bases de réciprocité (...), l’inversion des flux migratoires (...), retrouver la maîtrise des flux financiers. Nous ne sommes plus les maîtres de notre destin ».lance le député . Bruno Gollnisch serre quelques mains, félicite ses militants venus braver le froid et montrer que le « Front National est de retour ». Car c’est aussi le but de l’opération.
Ça y est, c’est l’heure, les salariés de Mercedes-Benz quittent l’usine d’un pas pressé. Les militants se précipitent,leur chef en tête. « Bruno Gollnisch, tête de liste du Front national, Bruno Gollnisch, du Front national », le leader d’extrême-droite distribue les tracts à tout va, court après les voitures, est partout. Et surtout sous l’oeil de la caméra. Il est des plaisirs que l’on ne boude pas. Les salariés prennent les tracts, quelques-uns refusent ou en font des boulettes. Tous n’ont qu’une hâte, rentrer chez eux. La vague est passée. Fin de l’opération.
Les collègues de la télé prennent congé. Le petit groupe frontiste doit encore aller chez Osram. La sortie est à 22 h. Mais le froid mord. « Où est-ce qu’on pourrait trouver une petite flammekueche? » Mutzig ? Dorlisheim ?
Et Osram? «On reviendra lors de la prochaine session en mai, le temps sera plus clément».
Hervé Miclo DNA
20:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






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