29 mai 2009

Le Pen et Gollnisch en meeting à Lyon hier devant une foule de plus de 1000 personnes

Revue de Presse :

Doublé sur sa droite par Nicolas Sarkozy qu’il accuse de lui avoir « volé » les thèmes de ses fortunes électorales des années 80/90 - insécurité et immigration - Jean-Marie Le Pen a ressorti ses vieilles recettes devant un millier de personnes, hier soir à Lyon. Il s’en est pris tour à tour aux « plus grands délinquants, des étrangers ou d’origine étrangère » ; aux maîtres d’école « dont le laxisme remonte à 68 » et qui devraient être « réformés » ; aux clandestins qui toucheraient plus d’argent que « nos retraités ». La faute à qui ? Au Président de la République, estime Le Pen. Il l’a fait huer par ses supporters comme l’ont été SOS Racisme qui, selon Bruno Gollnisch, « a fait croire que la retraite de Mohamed allait payer celle de Maurice », Raffarin « le baudet de Poitou », Xavier Bertrand, les ministres d’ouverture ou encore Val, cet « ultragauchiste à la tête de France Inter ». La Sarkozie est donc l’unique cible du FN. Venant sur le thème de la rupture cher au président de la République, le vieux leader FN, fatigué mais le verbe toujours haut, en a relevé une seule : « Avec l’identité nationale »
J. B.

lg_libe – 29 MAI 2009
« SARKOZY DIT QU’IL A TUE LE FN, NON IL L’A VOLE »

Jean-Marie Le Pen en campagne à Lyon
En campagne électorale, Jean-Marie Le Pen garde la ligne. «Tu ne trouves pas que j’ai minci», minaude le président du Front national à Alain Vizier, son fidèle collaborateur, « à moins que ce ne soit mon tailleur ». Après ses revers à~ la présidentielle puis aux législatives, Le Pen compte bien sur ces européennes pour retrouver une partie de son électorat détourné par Nicolas Sarkozy. «Le président de la République vient de ressortir son arme publiquement secrète qu’il emprunte au FN en période électorale», c’est-à-dire la lutte contre l’insécurité, « il le fait cyniquement alors qu’il a été en charge de ce dossier pendant sept ans», se désole le leader d’extrême droite avant de prendre la parole devant plus d’un millier de personnes dans une salle de la région lyonnaise qui fait partie de la circonscription du Sud-Est où il se présente.
Le Lyonnais Bruno Gollnisch, lui-même candidat dans l’Est, « vient m’apporter le soutien du régional de l’étape». «Les électeurs de Nicolas Sarkozy n’ont pas voté pour lui en 2007 pour que Kouchner et Besson entrent au gouvernement. Allègre va sans doute devenir ministre. Il ne croit pas au réchauffement climatique. Comment appel!e-t-on cela ? Un négationniste : Sarkozy dit qu’il a tué Je FN, non il l’a volé», s’enflamme le chef du FN pour qui «ceux qui se sont détournés de Le Pen pour voter Sarkozy ont été bafoués. Ce sont des cocus publics».
Il espère donc le 7 juin récupérer une partie de ses brebis égarées : «Ouvrez les yeux, Français, et regardez ce qui vous attend dans les domaines de l’immigration, du chômage et de l’insécurité !» Pour lui, «le slogan de l’UMP pour une Europe qui vous protège, s’adresse aux naïfs. Avec le capitalisme apatride et l’ultra échangisme destructeur, l’Europe fa-brique de l’insécurité économique». Le Pen a donc choisi de taper à bras raccourcis sur le locataire de l’Elysée, qualifié de «corrupteur; de menteur; d’eurofédéraliste et de “noratlante” francophile». Le Pen garde effectivement la ligne.
CHRISTOPHE FORCARI

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