30 juin 2009

Ce n'est pas du port de la Burqa qu'il faudrait débattre, mais de la compatibilité de l'islam avec la République...

CNALSACE67..pngCommuniqué de Convergences nationales
http://www.convergences-nationales.fr
30/06/2009

Ce n'est pas du port de la Burqa qu'il faudrait débattre, mais de la compatibilité de l'islam avec la République...

M. Gérin, le Maire communiste de Vénissieux, a sans doute eu raison, pour une fois, de poser la question du port de la Burqa en France. Comme quoi les communistes, où ce qu'il en reste, ont parfois des éclairs de lucidité et de réalisme, tel Georges Marchais demandant l'arrêt de l'immigration en 1981 .
 
Mais pour Convergences nationales, cette question ne représente qu'une infime partie de celles que l'on serait en droit de se poser et de débattre, parmi les règles que l'islam veut imposer en France. Que ce soit dans le domaine de l'hôpital, des cantines scolaires, des programmes scolaires, de la place dans les cimetières, et de la tolérance vis-à-vis du droit coutumier, concernant la répudiation des femmes et la polygamie .

Pour Convergences nationales c'est de l'islamisation progressive de la société française qu'une commission d'enquête de l'assemblée nationale devrait se préoccuper. La Burqa n'est que le révélateur de ce phénomène plus général que tous les Français peuvent constater, et qui malheureusement va continuer si nous n'y mettons pas un coup d'arrêt. Il ne devrait y avoir aucune dérogation à la loi républicaine, y compris bien sûr pour le financement des lieux de culte. L'islam doit rester du domaine privé et en aucun cas interférer avec le domaine public, surtout pour imposer ses propres règles, qui sont en opposition avec nos valeurs et nos principes. Les musulmans qui ne sont pas d'accord n'ont qu'à retourner dans les prétendues « républiques » islamiques qui ne se gênent pas par ailleurs pour entraver la pratique des autres religions.

Steeve Briois sur BFM télé.

29 juin 2009

Hénin-Beaumont. Les électeurs ne sont pas dupes, ils savent que le système nous trompe.

Retour du Front National ?

marine_le_pen_002

La chaîne d’informations en continu BFM TV pose la question à ses téléspectateurs : « Marine Le Pen en tête à Hénin-Beaumont : est-ce le grand retour du Front National ? » Réponse dimanche 5/07/09 à Hénin-Beaumont.

28 juin 2009

Hénin-Beaumont: le FN en position de ravir la mairie à la gauche

HÉNIN-BEAUMONT (Pas-de-Calais), - Le FN a frappé un grand coup dimanche et s'est placé en position de ravir la mairie d'Hénin-Beaumont à une gauche divisée et fragilisée par les scandales touchant l'ancien maire, Gérard Dalongeville (ex-PS), au premier tour de l'élection municipale. 

vote Marine.jpgAFP/Denis Charlet

Marine Le Pen vote le 28 juin 2009 à Hénin-Beaumont

La liste du FN est arrivée largement en tête du premier tour avec 39,34% des voix, devant la liste du divers gauche Daniel Duquenne (20,19%). La liste d'Union de la gauche, conduite par le socialiste Pierre Ferrari, est arrivée seulement en troisième position avec 17,01% des voix.

"Je crois que c'est ce qu'on appelle être en ballottage favorable. Pour moi, c'est jouable", a déclaré à la presse la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, deuxième sur la liste conduite par Steeve Briois. Celui-ci deviendra le nouveau maire d'Hénin-Beaumont en cas de victoire du FN au second tour le 5 juillet.

La gauche, en revanche, était sous le choc. "J'appelle à un front républicain dès ce soir. Je ferai tout pour que le FN ne gagne pas à Hénin-Beaumont. Une triangulaire serait suicidaire", a déclaré M. Duquenne.

M. Ferrari a assuré qu'il travaillerait lui-aussi "au rassemblement" pour "éviter une triangulaire".

 

AFP/Denis Charlet

Daniel Duquenne tête de liste divers gauche vote le 28 juin 2009 lors du premier tour des élections municipales à Henin-Beaumont

Le FN serait largement favori en cas de triangulaire au deuxième tour. Même sans triangulaire, le FN paraît en mesure de rééditer l'épisode de Vitrolles en 1997 qui avait vu Catherine Mégret ravir la ville au PS.

La réussite du parti d'extrême droite sur ces terres traditionnellement ancrées à gauche serait un fait d'arme notable pour Marine Le Pen, qui briguera la succession de son père à la présidence du FN lors d'un congrès prévu dans un an.

"C'est un score considérable par rapport à 2008", date de la dernière élection municipale, s'est-elle félicitée dimanche soir. "C'est la démonstration qu'il y a un véritable élan de confiance de la part des Héninois à l'égard du FN", a-t-elle ajouté.

Le FN a profité des divisions de la gauche et de la gestion désastreuse du maire socialiste Gérard Dalongeville, épinglé à de multiples reprises par la Chambre régionale des comptes, et finalement mis en examen et écroué en avril dans une affaire de fausses factures.

Le parti d'extrême droite, qui avait fait de ces scandales à répétition son principal argument de campagne, avait déjà réalisé à Hénin-Beaumont son meilleur score national lors des dernières élections européennes avec près de 28% des voix, loin devant le PS relégué à dix points derrière.

Steeve Briois et Marine Le Pen avaient notamment souligné la présence dans les listes de gauche d'anciens collaborateurs de M. Dalongeville, dont le candidat investi - après de longs atermoiements - par le PS, Pierre Ferrari, qui fut son adjoint avant d'être mis à l'écart en août 2008.

Exclu depuis du PS et révoqué de ses fonctions de maire, M. Dalongeville, qui a été écroué, est poursuivi pour détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme en lien avec l'attribution de marchés publics.

Le FN semble aussi profiter des effets de la crise économique dans cette ville du bassin minier de 26.000 habitants, lourdement frappée par le chômage (19%).

En mars 2008, M. Dalongeville avait été réélu au deuxième tour dans une triangulaire avec 51,94% des voix, devant la liste FN (28,83%) et celle de Daniel Duquenne (19,23%).

Hénin-Beaumont : le FN en tête au 1er tour avec 39,34% des voix

La liste du Front national a recueilli 39,34% des voix, dimanche, lors du premier tour de l'élection qui vise à remplacer l'ancien maire Gérard Dalongeville.

Steeve Briois.jpgLe parti de Jean-Marie Le Pen a le vent en poupe à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Les habitants d'Hénin-Beaumont étaient appelés aux urnes dimanche afin d'élire leur nouveau conseil municipal. La liste FN menée par Steeve Briois, avec Marine Le Pen en numéro deux est arrivée en tête du premier tour avec 39,34% des voix, devant la liste du divers gauche Daniel Duquenne (20,19%). La liste d'Union de la gauche, conduite par le socialiste Pierre Ferrari, est arrivée seulement en troisième position avec 17,01% des voix, selon des résultats publiés par la préfecture. La liste des Verts est arrivée en quatrième position avec 8,52% des voix.

27 juin 2009

Patrick Binder dénonce l’arnaque de la grande distribution

patrick-binder.jpgPar Patrick Binder
La réaction des agriculteurs alsaciens qui bloquent les centrales d’achats des grandes surfaces est une réaction de bon sens, un dernier sursaut pour dénoncer la grande arnaque des grandes surfaces.

Concurrence déloyale, monopole des centrales d’achats… ils utilisent tous les moyens publicitaires comme les radios, les journaux régionaux, la publicité papier, la télévision… financés par les consommateurs achetant exclusivement en grande surface !!! Eh oui c’est vous qui financez la publicité de ces rapaces. Je dis vous, car pour ma part cela fait 2 ans environ que je ne mets plus un pieds dans ces magasins.

Les grandes surfaces depuis les annés 70 détruisent les petits commerces les uns après les autres. Chaque emploi créé dans la grande distribution détruit 3 emplois dans le commerce de proximité. Agriculteurs, commerçants, petits artisans,… et le consommateur, nous sommes TOUS victimes du monopole des CORA, LECLERC, INTERMARCHE, LIDL… Et ils ont le culot de prétendre vouloir nous offrir « la vie la moins chère » !!! Leur prix soi-disant bas, ils le font sur le dos de leurs fournisseurs en demandant des frais de coopérations commerciales, des marges arrières, des ristournes… et compressent chaque année les prix.

D’ici fin juin nous diffuserons notre projet pour un autre projet de société, le commerce de proximité : une véritable alternative pour consommer mieux, de façon durable afin de respecter notre environnement… Un autre projet de société, créateur d’emplois dans l’agriculture, les métiers de la bouche, le vêtement… Un autre projet de société en défendant les emplois de proximité, la production locale… donc moins de transport.

Source

++++++

26 juin 2009

Un " Vitrolles bis" pour Marine ?

 

Marine_11Valeurs Actuelles

Article de Arnaud Folch publié le 25 juin 2009

C’était il y a douze ans
. Rien, alors, ne semblait pouvoir arrêter le Front national.

Après avoir conquis les villes de Toulon,Orange et Marignane lors des municipales de 1995,le FN se voit offrir une seconde chance à Vitrolles en 1997: du fait de nombreuses “irrégularités”, l’élection sur le fil du maire sortant PS, Jean-Jacques Anglade,est en effet annulée par le Conseil d’État.

Mais Bruno Mégret, à l’époque numéro deux du FN,et candidat à Vitrolles,est empêché de se représenter pour dépassement de compte de campagne. C’est sa femme, Catherine, qui le remplacera.À l’issue d’une campagne sous haute tension et hypermédiatisée, celle-ci l’emporte au second tour, le 9 février 1997, avec 52,4 % des voix,face au candidat socialiste, soutenu y compris par la droite.

Pour un ancien adjoint de Catherine Mégret,« la victoire de Vitrolles reposait sur trois clés principales. 1. Un FN au sommet. 2.Une municipalité en quasifaillite minée par les scandales. 3.Un gros travail d’implantation frontiste ». Concernant le premier point,la donne a radicalement changé en douze ans : affaibli par ses échecs électoraux depuis la dernière présidentielle, divisé et endetté, le FN, loin de progresser, décline. Il n’y a plus de dynamique.

Le handicap est-il insurmontable pour la liste conduite à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), les 28 juin et 5 juillet, par Steeve Briois et Marine Le Pen ? Pas si sûr.D’abord, parce que si le FN régresse partout en France,ou presque,ce n’est pas le cas dans cette ville moyenne de 27000 habitants (voir notre graphique).

Alors que le Front national atteignait près de 10 % des voix au niveau national lors des européennes de 2004, contre seulement 6,5 % le 7 juin, il a, en revanche, considérablement progressé sur la commune d’Hénin- Beaumont : dix points de plus (27,9%) qu’il y a cinq ans ! Et dix points devant le PS…Bref, si le FN n’est plus au sommet dans ses ex-bastions du Sud,il l’est,plus que jamais, dans son nouveau fief du Nord.

Seule qualifiée frontiste pour un second tour,Marine Le Pen y a atteint 44,5 % des voix lors des législatives de 2007 – plus de… dix fois le score du Front au niveau national (4,2%)! Sans oublier les près de 30 % de Steeve Briois lors de l’élection municipale,finalement invalidée, de 2008. « Ici, le FN profite d’un microclimat », résume Marine Le Pen. Mieux: le déclin de son parti lors des derniers scrutins nationaux n’en fait plus le “chiffon rouge qu’il a été: l’élection d’Hénin-Beaumont pourrait donc se dérouler dans un climat moins tendu – et plus favorable pour lui.

Pour le reste, on retrouve, dans le Nord,ce qui avait fait il y a douze ans le succès du Front dans le Sud.Municipalité PS sortante décrédibilisée,d’abord. Incarcéré depuis deux mois, l’ancien maire Gérard Dalongeville est accusé de “détournements de fonds public, faux en écriture et favoritisme”;malgré les 85 % d’augmentation d’impôts entre 2001 et 2005, sa ville est aujourd’hui au bord de la faillite.Cerise sur le gâteau pour le FN:« C’est nous, rappelle Steeve Briois, qui avons été les premiers à dénoncer les magouilles et à porter l’affaire devant les tribunaux. »

Concernant son implantation militante – troisième clé de son succès vitrollais –, le Front profite, là encore, à Hénin-Beaumont,d’un “microclimat”: alors que dans le reste de la France, le nombre de ses adhérents n’a cessé de chuter,il a été,ici,multiplié par trois en trois ans.Vaste permanence électorale, journaux, tracts et surtout présence quotidienne sur le terrain : comme Mégret en 1997,Marine Le Pen peut compter sur une vraie implantation.

Au contraire de l’UMP,quasi inexistante à Hénin-Beaumont, qui n’a obtenu que 11,5% des voix aux européennes. Et qui, comme la gauche (cinq listes!), se présente divisée (deux listes).Plus qu’à Vitrolles.Or,à la différence de 1997 (où Catherine Mégret l’avait emporté face à un seul adversaire),le FN,pour gagner au second tour,devra absolument bénéficier d’une triangulaire avec deux listes de gauche. La quatrième clé. Sans laquelle les trois autres risquent d’être inopérantes.

Orange : le patron de la mosquée et ses fils soupçonnés de proxénétisme aggravé

Orange : le chef de la mosquée tombe pour proxénétisme

Publié le vendredi 26 juin 2009 à 07H08

Abdeslam Bahiad, trois de ses fils et une complice déférés ce matin

dc.jpgAbdeslam Bahiad. Un homme craint dans la communauté musulmane d'Orange.

Photo L.P.

Abdeslam Bahiad, 54ans, aurait d'abord joui, à Orange, d'une aura de bon samaritain. À la fin des années 90, sa réputation grandissant au sein de la communauté musulmane, plusieurs familles maghrébines d'Orange auraient même remis le destin de leurs jeunes filles, cousines, ou amies restées au pays, entre ses mains.

Mais le patron de la mosquée "Lumière de dieu", depuis trois ans, ne s'est visiblement pas contenté de ce statut... non lucratif. Peu à peu, il aurait mis sur pied un vaste réseau de prostitution reposant sur de jeunes Marocaines, âgées de 14à 25 ans, à qui l'on promettait une vie meilleure et une régularisation.

Rapidement rentable, son business lui aurait permis de se bâtir un patrimoine immobilier, "au moins dix appartements à Orange et une maison de 300m², où il vit avec sa famille, confiait hier une source proche du dossier. Un patrimoine bien conséquent pour un homme arrivé en France en 68 et qui n'a travaillé que 9 ans en tant qu'ouvrier agricole!" C'est dans ces appartements que les jeunes femmes effectuaient leurs passes avec des clients contactés par téléphone ou bien rencontrés dans le bar "LeFrance", situé en face de la police municipale d'Orange et propriété de... Abdeslam Bahiad! Au coeur de ce que des proches de l'affaire n'hésitent pas à qualifier de "traite humaine", Abdeslam Bahiad aurait enrôlé trois de ses fils: Abdelgafour, 24 ans, Omar, 31 ans et Niky, 33 ans.

"Ils étaient ses hommes de main. Certaines prostituées auditionnées expliquent qu'ils les auraient frappées et violées. L'une d'elle, qui était tombée enceinte, affirme même que l'un d'eux l'a frappée à coups de poings au ventre pour qu'elle perde l'enfant", détaillait l'une de nos sources. Après une enquête longue et minutieuse, démarrée au début de l'année 2008, la Police judiciaire d'Avignon a pu identifier et faire témoigner six prostituées de Bahiad.

"Mais il y en a eu des dizaines"
, déplorait un proche de l'enquête. L'une d'entre elles, Drissia, 42 ans, aurait d'ailleurs tenu le rôle de la mère maquerelle dans le "système Bahiad". "C'est elle qui allait chercher certaines des gamines au Maroc. Elle en a même ramené dans le coffre de sa voiture. Les familles de ces pauvres gamines payaient entre 7000 et 9000€ pour que leur enfant ait la chance de venir en France." Une chance qui allait rapidement tourner au cauchemar.

"Elles étaient totalement sous pression puisqu'il avait l'intelligence de ne pas, ou très peu, leur faire payer de loyer donc elles étaient redevables. Mais le pire est qu'elles ne touchaient rien du commerce de leurs corps! L'une d'elles raconte même qu'elle touchait seulement, de temps à autres, cinq euros pour pouvoir téléphoner à ses enfants restés au Maroc"
, continuait l'une de nos sources.

A. Bahiad, ses trois fils et Drissia ont été placés en garde à vue mardi et seront présentés au juge d'instruction Monteil ce matin. Ils sont soupçonnés d"aide au séjour irrégulier, de proxénétisme aggravé et de blanchiment d'argent". Les Bahiad, mutiques durant les auditions, parlent pourtant d'un "complot des prostituées".

Par Romain Capdepon ( laprovence-presse.fr )

Bruno Gollnisch : “Une décision exceptionnelle pour une affaire exceptionnelle”


I. L’ARRET-UNE DECISION EXCEPTIONNELLE…

B.Gollnisch.jpgLa Cour de Cassation vient avec éclat de mettre un terme à près de cinq années d’ordalies politico-judiciaires, qui avaient commencé lorsque, le 11octobre 2004, en ma qualité d’élu lyonnais, parlementaire européen, président de groupe au Conseil régional, et responsable politique de la formation à laquelle j’appartiens, j’avais tenu un petit déjeuner de presse de rentrée. Ce genre de réunion est, plus que la déclaration ou la simple conférence de presse, l’occasion de discussions à bâtons rompus. J’y avais évoqué longuement CINQ sujets politiques : La constitution européenne, l’adhésion de la Turquie, l’affaire des otages en Irak(où j’ai fait une longue mise au point sur le rôle d’un de mes anciens collaborateurs), la rentrée politique et économique, et enfin le Rapport Rousso sur l’Université lyonnaise, déjà commenté largement dans la presse nationale et locale, en dehors même des milieux universitaires.

Ce dernier point a donné lieu à des questions de journalistes très diverses, dont certaines sur la seconde guerre mondiale, les camps, etc. Toutes questions que j’avais pour l’essentiel renvoyées aux historiens spécialisés, réclamant seulement la liberté de la recherche et la suppression des lois qui prétendent, sous des sanctions pénales, dire l’Histoire.

C’est à partir de ces réponses que s’est enclenché un invraisemblable hourvari médiatique, qui a servi de base à une méthodique persécution politique, judiciaire et professionnelle.

L’arrêt de la Cour de Cassation réduisant à néant les injustes condamnations qui me frappaient pour “contestation” de crime contre l’humanité est non seulement une victoire du droit, mais aussi du bon sens.

Cette victoire est d’autant plus écrasante que, fait exceptionnel, la juridiction suprême, qui, lorsqu’elle casse une décision, renvoie normalement le procès à une autre cour d’appel, a cette fois-ci cassé “sans renvoi”. Dans notre histoire judiciaire, cette procédure exceptionnelle a été utilisée pour la première fois dans l’affaire Dreyfus[1]. J’observe qu’elle l’a été aussi, pour le député Vanneste , accusé du « crime » d’avoir exprimé une préférence pour la famille composée d’un papa et d’une maman par rapport aux unions homosexuelles, et blanchi par un arrêt de cassation sans renvoi du 12 novembre 2008.
Cassation sans renvoi, cela signifie que rien ne subsiste des accusations portées contre moi. Les “parties civiles”, associations stipendiées friandes de dommages et intérêts vont devoir rembourser les dizaines de milliers d’euros qu’elles se sont octroyé.

…POUR UNE AFFAIRE EXCEPTIONNELLE

Cette décision exceptionnelle met un point final judiciaire à une affaire exceptionnelle, dans laquelle on ne compte plus les anomalies graves, les manipulations, les violations du droit :

-Anomalies graves : les distorsions, troncations, auxquelles mes propos ont donné lieu.

-Manipulation : Quand on a prétendu, contre toute vérité,que j’aurais programmé des déclarations sur la deuxième guerre mondiale (ce qui n’en serait pas moins mon droit), alors que mes réponses n’ont été consécutives qu’aux questions des journalistes. Ou quand on essaye de me faire passer pour sympathisant du régime national-socialiste, alors que j’ai on ne peut plus clairement exprimé ma répugnance à l’égard des deux totalitarismes principaux qui ont ensanglanté le XXème siècle.

-Manipulation encore, coupures, falsifications, quand par exemple on essaie de faire croire que ce que j’ai dit à propos du massacre de Katyn, le seul fait historique sur lequel je me sois prononcé, s’appliquait à Auschwitz, Le Monde et Libération ayant remarquablement joué cette partition-là !
-Violation du droit : quand le juge Schir décide de me juger alors qu’il existe une instruction, que cette instruction a conclu à mon innocence, et que, si elle est frappée d’appel, il faut évidemment surseoir à statuer jusqu’à l’aboutissement de cet appel, sauf à faire de Gollnisch le seul justiciable de France poursuivi par deux voies différentes pour les mêmes faits !

-Anomalie : Les appels cyniques à la répression professionnelle et judiciaire, dont je fus l’objet aujourd’hui, émanaient de ceux-là mêmes qui se réclament des droits de l’homme.

Il en va de même sur le plan académique :

-Abus de droit : quand sous la pression du pouvoir exécutif représenté par un recteur menaçant, une instance disciplinaire poursuit un parlementaire et universitaire, non pour ce qu’il a dit ou fait à l’Université, mais en réponse à des journalistes lors d’une conférence de presse dans sa permanence électorale, alors qu’évidemment elles ne pouvaient être saisies d’un manquement allégué aux obligations de tolérance et d’objectivité d’un professeur d’université que dans le cadre de ses activités d’enseignant ou de chercheur. [2]

-Violation du droit : quant le Recteur Morvan, qui n’a même pas cherché à m’entendre pour savoir quelle était selon moi la portée des propos que j’avais tenus. bafoue la présomption d’innocence, au point que le Conseil d’Etat, qui pourtant dans toute cette affaire ne s’est pas montré favorable à ma cause, a condamné le Ministre en raison des agissements du Recteur !

-Violation du droit : quand cette instance me condamne en citant onze fois mes « propos » « il a tenu des propos qui…, des propos que…, etc. » … sans dire une seule fois en quoi consistaient les propos litigieux !

-Manipulation : quand, contraint d’annuler la scandaleuse décision de Lyon, le CNESER, composé d’élus syndicalistes majoritairement de gauche et d’extrême gauche, représentants d’organisations qui dans cette instance ont pris publiquement position contre moi avant la procédure, la reprend sans même examiner les conclusions écrites de mes avocats, en prétendant faute de la moindre preuve, que j’ai reconnu à l’audience les propos qui m’étaient reprochés, ce que les témoins démentiront sous serment !

Bref, l’arrêt de la Cour de Cassation met une grande partie de tout cela à néant. Il rejoint ici l’ordonnance de M. Chauvot, vice-président du Tribunal de Lyon, juge d’instruction, qui, après avoir instruit l’affaire, avait rendu une ordonnance de non-lieu éclatante, parlant de montage médiatique, et considérant qu’il n’y avait lieu, ni de me renvoyer devant le Tribunal, ni même de me mettre en examen.

Le texte de l’arrêt n’est pas encore public. Selon ce que je crois savoir, la Cour aurait considéré comme nulle une incrimination faite de bribes de phrases ajoutées les unes aux autres et sorties de leur contexte, pour « reconstituer » une déclaration à base d’extraits de propos, d’ailleurs différents, relatés par des journalistes, non pas contrairement à toutes les règles en matière de presse, sur la base des articles effectivement publiés, mais de leurs déclarations à la brigade criminelle de la police, autre élément de stupéfaction dans cette affaire qui n’en manque pas !

Je l’ai dit, j’en remercie particulièrement mes avocats, Maîtres Wallerand de Saint-Just et Bruno Le Griel qui ont toujours cru en la justesse de ma cause, ainsi que le regretté Maître Pourchet, qui fut bénévolement leur correspondant lyonnais.

Je remercie également les membres et dirigeants du Front National qui m’ont soutenu, et plus généralement, bien au-dela de ma famille politique, tous ceux qui m’ont manifesté leur sympathie ou qui simplement, comme feu Raymond Barre, n’ont pas voulu ajouter leur pierre à ma lapidation politico-médiatique, et ont été de ce fait à leur tour attaqués par la meute.

A ceux-là il convient d’ajouter l’unanimité de mes étudiants, de tous bords et de toutes couleurs, desquels me sont venus des témoignages souvent touchants.

Ainsi que les membres de mon Comité de Soutien, et spécialement plusieurs centaines de juristes de haut rang, magistrats honoraires, avocats français ou étrangers, universitaires, etc., présidés par un authentique héros de la seconde guerre mondiale, Me Jean-Baptiste Biaggi.

Je pourrais me contenter de commenter et savourer cette victoire. Mais je n’entends pas en rester là.

SUITES.
On ne peut en effet en rester là : Un homme sali durant des années, persécuté, proscrit de l’Université qu’il a toujours servie avec honneur et dignité, condamné à une sanction infâmante et à des dommages intérêts pharamineux au profit d’associations stipendiées, et, en regard, une décision émanant certes de la juridiction suprême, mais dix fois, cent fois, moins médiatisée que ne l’avaient été les accusations portées contre l’intéressé. Après laquelle on irait dire : « circulez, il n’y a plus rien à voir. Ce serait trop facile !

Cette affaire appelle donc un certain nombre de suites, médiatiques, légales, académiques et politiques, les unes particulières, me concernant (A), les autres générales, au delà de mon cas personnel, (B).

Toutes les notes