26 juillet 2009
Islamisation galopante : Le voile… et s’ils mettaient les voiles ?
Par Patrick Binder
La vêture, quelle qu’elle soit, religieuse ou laïque, n’est jamais innocente. En choisissant un vêtement plutôt qu’un autre, c’est un message à notre milieu familial, professionnel ou social. Les musulmans vivant en Europe, qui commencent par le voile, puis passent au hidjab, et enfin au niqab, ne le font pas vraiment pour des raisons religieuses.
Le soi-disant « très modéré » Recteur de la Grande Mosquée de Paris, a déclaré récemment à la télévision qu’il n’y avait aucune prescription, dans le Coran, concernant le port du niqab. En fait, le livre sacré de l’Islam, parle simplement de la nécessité, pour les femmes, « de se couvrir les cheveux » ; la sourate XXIV, 60 mentionne les femmes qui « déposent leurs voiles » (au pluriel), ou leurs « étoffes » ; dans XXXIII, 55 nous lisons : « Nul reproche… si elles paraissent dévoilées » - devant leurs proches. Il n’est nulle part question de niqab ou de burka.
Le port du voile, du hidjab ou du niqab (et également de la kippa) est un acte politique : il a pour but de revendiquer une appartenance communautaire - et donc, indirectement, une non-appartenance à la Nation française. C’est en réalité une façon, pour les musulmans , de dire : « Je ne suis pas Français, et je vous emm… ! » Tout État qui tolère de telles provocations, est appelé, à plus ou moins longue échéance, à disparaître.
La lettre d’Elisabeth Badinter : Adresse à celles qui portent volontairement la burqa
Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ? Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ? Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres. Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là- bas ? En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas… Pensez-y.
Elisabeth Badinter
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