07 novembre 2009
L’intérêt du débat de l’Identité Nationale

Pourquoi aujourd'hui un débat sur l'identité française qui a plus de 2000 ans d'histoire ? Il est question de cette France léguée par nos aïeux, son sol imprégné du sang et de la sueur de nos ancêtres qui se sont battus pour défendre notre terre, pour défendre nos libertés, notre culture, nos coutumes, notre art de vivre... !
Cette France qui fut le phare de l'Europe, du monde, avec ses cathédrales, ... sa pensée et son génie propre ... cette France indépendante et souveraine ... cette France avec une puissance économique et militaire ... et aussi cette France souvent glorieuse et parfois déchirée, mais toujours renaissante, défendue jusqu'au sacrifice suprême.
Aujourd'hui cette France n'existe quasiment plus car elle est culpabilisée, injuriée, condamnée par l'instrumentalisation d'une soudaine repentance de son histoire, de son œuvre, de son être. Car cette « nouvelle France » doit soi-disant se fondre dans un multiculturalisme mis en musique par les médias de façon obsessionnelle. Les politiques qui oeuvrent à sa destruction depuis des décennies, se sentent soudainement une âme pseudo-nationaliste, par crainte (notamment électorale), car la crise pourrait pousser les Français vers une insurrection dont nos politiciens de l'UMP au PS pourraient faire les frais.
Je suis fier d'être français comme je suis fier d'être un vrai Alsacien.....
Se sentir pleinement français et alsacien, d'être fier de l'être, d'applaudir une « France et une Alsace qui gagnent », qui ont un avenir, qui veulent « construire », travailler et transmettre à ses enfants, agir pour le redressement national, c'est aussi et surtout défendre l'âme française et donc défendre l'âme alsacienne.
Se préoccuper de l'identité nationale comme de l'identité régionale qui est la nôtre, c'est transmettre la patrie, la terre et le patrimoine de nos pères, de nos aïeux,... se fait donc et d'abord dans le cadre familial. Notre patrimoine, dans sa totalité, dans son essence, dans son histoire, dans ses composantes et ses œuvres culturelles, est porteur de valeurs, qui doivent aujourd'hui être remises à l'honneur. Les différentes identités régionales qui font la fierté de nos Provinces s'intègrent parfaitement dans ce qui est notre identité nationale.
Car il faut savoir qui l'on est et d'où l'on vient pour posséder un avenir.
Parler d'identité nationale c'est également défendre une certaine conception de la fierté nationale : « Ce qui exprime avant tout l'unité de cet ensemble français, c'est une âme commune forgée par un long passé de gloires, d'espérances, d'échecs et de victoires d'où résulte une certaine conception de l'homme et du monde. Cette âme vit de la conscience d'un avenir commun, voulu dans la ligne et l'expérience du passé, mais vivifié et transformé par les exigences du présent.» Ce qui maintient une nation dans son être, c'est la communion autour d'un même héritage, la patrie. Ainsi, le patriotisme est cet amour instinctif que les nationaux lui portent car c'est elle qui contribue à définir leur identité.
L'identité française n'est-elle que l'addition de ses différentes composantes humaines, historiques, culturelle...lesquelles se substituent les unes aux autres au fur et à mesure de l'avancée des siècles ?
Ou, tel un être humain qui change en mûrissant tout en demeurant le même, possède-t-elle une substance nationale particulière qui tout en s'enrichissant des apports des générations successives ne se modifie pas dans son essence ?
Une alternative philosophique et historique aux conséquences politiques majeures.
Mais quelle est la substance qui donne une unité à cet ensemble et qui permet de parler de la France non comme une multiplicité d'éléments disparates mais comme un tout unifié ?
La substance d'une nation, ce sont les relations naturelles qui unissent les nationaux les uns aux autres autour d'un patrimoine commun. Ces relations s'enracinent dans l'histoire et se poursuivent dans la communion plus ou moins consciente à un même héritage. Cette communion naturelle est plus ou moins forte selon la nature des accidents sur lesquels elle s'appuie : une nation qui partage une langue commune, dispose d'une même religion et d'un passé glorieux peut aspirer à une plus grande cohésion qu'une nation éclatée entre plusieurs territoires, divisée en plusieurs religions et parlant plusieurs langues.
L'histoire de la France est celle d'une dynastie qui au fil des siècles est parvenue à accroître son territoire et gouverner des provinces différentes, et à façonner un être unique doté d'une conscience nationale accrue par le poids des épreuves vécues en commun, qui spécifie la France, c'est l'incarnation du christianisme dans une culture, une langue, une race, une tradition, une courtoisie, un humour, une conception de la personne, une conception de la femme, une conception de l'amour, une conception de l'art......
Construisant pas à pas la France et laissant subsister une très grande autonomie aux provinces conquises. L'autre caractéristique de cet Etat provient directement du droit naturel et chrétien : c'est le respect du principe de subsidiarité.
Alors que l'Etat moderne tente d'accaparer tous les problèmes et que l'union européenne légifère sur la taille des cannes à pêche et l'étiquetage des fromages, l'Etat monarchique laisse une grande autonomie aux provinces qui s'administrent librement et lèvent même l'impôt pour certaines. Notre histoire doit nous amener à réfléchir.
Notre identité régionale et nationale bouleversée par l'immigration....
Le multiculturalisme met en danger l'identité française et bien évidemment l'identité de notre région, l'Alsace. Une nation peut-elle survivre quand 2 communautés bien distinctes cohabitent avec des repères culturels complètements différents ?
En effet, l'arrivée et l'installation sur notre sol d'une immigration étrangère, surtout musulmane, et de façon massive, détruit peu à peu notre identité nationale...
La terre de France comme la terre d'Alsace, représente notre patrimoine national et régional, un patrimoine que nous avons le devoir de préserver et de transmettre à nos enfants.
Patrick BINDER
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