07 novembre 2009
L’écologie est détournée en propagande partisane…

Article de Patrick Binder publié le 6 novembre 2009
L’écologie est détournée actuellement en un instrument de propagande partisane alors qu’elle devrait être un activateur d’évolution mentale, de prise de conscience et de comportement respectueux de l’environnement. On n’est pas meilleur écologiste parce que de droite ou de gauche. D’ailleurs, étiqueter des écologistes à droite ou à gauche n’avance à rien. Coller une couleur politique (autre que verte) à l’écologie est proprement ridicule et dérisoire car la planète s’en moque ; cela ne peut que décrédibiliser les acteurs du débat.
Pour être efficace l’écologie doit être apolitique, se placer par-delà les clivages et surtout proposer des solutions intelligentes, astucieuses mais réalistes.
Bien sûr, il y aura toujours des écologistes primaires pour exiger des mesures dont la plupart sont naïves ou dérisoires, voire incohérentes et pires que le mal. S’ils s’entourent d’experts ralliés à leur cause, ceux-ci sont contrés par d’autres experts domestiqués à la cause des industriels ou des agriculteurs qui ne veulent surtout pas être accusés de polluer mais qui se défendent ainsi afin de préserver leur business et ne pas payer pour leurs négligences.
Il y a guerre des lobbies. Les écologistes brandissent le spectre du désastre nucléaire en prônant le recours aux centrales à charbon (très polluantes) et aux éoliennes (insuffisantes en rendement et encombrantes) pour produire l’électricité. Certes, le public est sensible à cette peur depuis Tchernobyl. Pourtant, des solutions technologiques modernes viables en même temps qu’écologiques existent, mais le public doit s’en informer et les exiger. Pour circonscrire intelligemment le risque nucléaire, il eut fallu développer des centrales au thorium plus fiables que celles à uranium. Et il y a aussi la tour à vortex (E. Nazare), et les machines à énergie libre (N.Tesla) qui dérangent beaucoup les industriels de l’énergie.
Côté pétrole, si la France avait accepté en 1919 le don gratuit de la formule géniale de l’ingénieur Russe Makhonine pour fabriquer du carburant peu polluant mais efficace, à partir de mauvaise houille on aurait évité le drame social des fermetures de mines de charbon et évité le chômage massif. Il reste toutefois le procédé Fischer-Tropsch, carburant de synthèse connu dès 1920. Ce carburant fait voler actuellement avec succès un B52 d’essai de façon plus économique et beaucoup moins polluante que les liners.
Des centaines de solutions intelligentes existent donc à l’abri des coffres des pétroliers qui, en achetant les brevets pour les occulter, ont préservé leur business durant des décennies. D’un côté comme de l’autre, il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.
Une bonne écologie n’est pas de revenir au moyen âge ou stopper le progrès mais au contraire de pousser les industriels à développer honnêtement les brevets anciens ou récents de vrais trouveurs géniaux, puis exiger aussi que ces industriels innovent avec de nouvelles technologies plus écologiques.
« La Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre. » Sitting Bull
On ne peut pas éviter les changements climatiques mais on peut encore limiter les dégâts. Il reste donc à chaque citoyen à évoluer, à faire preuve de civisme planétaire et à prendre conscience qu’il doit arrêter de pourrir son propre berceau.
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