"Après le temps des débats, est venu le temps de l'unité", a déclaré le chef de l'Etat, évoquant "l'oeuvre gigantesque de modernisation de la France" de son gouvernement, dans un discours improvisé devant le Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement et près de 2.000 cadres de son parti.

Il s'en est pris aux socialistes et à leur première secrétaire, Martine Aubry, l'accusant "d'agiter le chiffon rouge, à trois mois des élections régionales, pour faire remonter le Front national".

"Lorsque je vois, qu'une personne pour qui j'ai du respect (...) appelle à la régularisation massive des sans-papiers, est-ce que vous croyez que je n'ai pas compris la manoeuvre ?", a-t-il lancé.

"Ce n'est pas une pratique qui honore ceux qui ont décidé de la prendre", a-t-il ajouté, dans une attaque visant le PS mais aussi le Front national, qui pourrait provoquer en mars des triangulaires défavorables à la majorité, notamment dans deux régions stratégiques, PACA et Ile-de-France.

Le PS a vivement réagi en jugeant qu'il n'avait "pas de leçon à recevoir" du chef de l'Etat, qui se comporte en "président d'un clan".